Nouvelle coalition en Éthiopie pour faire tomber le pouvoir d’Abiy Ahmed

Dany Avatar

Véritable centre politique, économique et stratégique de la région, l’Éthiopie qui abrite le siège de l’Union Africaine est en proie à la guerre civile depuis 2018.

La “coalition des forces éthiopiennes pour la survie” dont l’objectif affiché est de faire tomber le premier ministre actuel Abiy Ahmed réunie 7 organisations, dont les intérêts ont par le passé été en contradiction sur la scène politico-militaire éthiopienne.

Les trois principaux éléments de cette coalition hétéroclite sont le mouvement national de la région Amhara (Fano) en guerre avec l’état fédéral éthiopien depuis 2023, le mouvement de libération de l’Oromia (OLA)  en conflit avec l’état depuis 2018 et le mouvement national de la région du tigray (TPLF), historiquement en position de leadership depuis le renversement du Derg de Mengistu Haile Mariam en 1991.

À ces trois acteurs, s’ajoutent, le Front national de libération de l’Ogaden (ONLF) à l’est du pays, le Front uni démocratique révolutionnaire Afar (Arduf), le mouvement de libération du peuple benishangul (BPLM), et le mouvement démocratique du peuple gumuz (GPDM).

Les sujets de litige, pourtant nombreux entre les acteurs de la coalition, ne les a pas empêché le 20 septembre 2026 de mettre en place cette alliance ayant pour but le renversement du pouvoir d’Abiy Ahmed.

Les rivalités entre Tigréens du TPLF et Amharas du Fano sur le Tigré occidental, tout comme le soutien antérieur des Fano à la répression menée par le pouvoir d’Abiy Ahmed,  n’ont pas empêché ces groupes de trouver un terrain d’entente pour la formation d’une large coalition.

Ayant fait 600 000 morts entre 2020 et 2022 le conflit dans la région du Tigré et de manière plus générale la guerre civile éthiopienne en phase d’accélération a des répercussions majeures sur la stabilité de l’Afrique de l’Est.

Soutenu par les Emirats Arabes Unis, le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed est soupçonné par l’armée soudanaise de servir de base arrière pour les forces de soutien rapide (RSF) du général Mohamed Hamdan Dogolo (Hemeti) responsable notamment du massacre d’El Fasher au Darfour, province occidentale du Soudan.

Sources :

1. https://www.courrierinternational.com/explainer/pourquoi-la-guerre-civile-ethiopienne-est-elle-en-train-de-reprendre_274631

2.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/09/22/en-ethiopie-les-principaux-groupes-armes-s-allient-contre-le-pouvoir-d-abiy-ahmed_6780084_3212.html


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